Olivier Merle — Photo ©Bruno Levy 2021

OlivierMerle — Écrivain — Romans Policiers

Tout savoir sur l'auteur
(ou presque…)

Enfance et adolescence

Naissance à Rennes en 1956, le dernier d'une fratrie de quatre enfants issus du second mariage de mon père (Robert Merle, écrivain, Prix Goncourt 1949). Mes parents émigrent à Toulouse. J'ai deux ans et ils m'emmènent avec eux. Un coup de chance… Hélas, ensuite, pas de bol, mes parents divorcent. J'ai quatre ans et on ne me demande pas mon avis. Dommage, je m'y serais opposé. Ma mère retourne vivre à Rennes avec ses enfants (dont moi…)

La lecture, je la commence avec les Oui-Oui dans la bibliothèque jaune à 6 ans. C'est écrit gros et il y a des images. Et puis Tintin (Ah, Tintin, que de souvenirs). Vers 8/10 ans, j'écris de petites histoires pour notre théâtre de marionnettes, scénettes que je joue avec mon frère Pierre (j'aime bien, c'est marrant). Je dévore tous les Davy Crockett dans la bibliothèque verte, mon héros du moment.

À l'adolescence, je découvre pêle-mêle Rosny Aîné, Jule Vernes, Stevenson, Kipling, Dumas, Hugo, Conan Doyle, Agatha Christie, Maurice Leblanc, Gaston Leroux, Lovecraft, et plein d'autres. Et puis aussi, j'adore déclamer des alexandrins : Racine, Corneille, Hugo, Baudelaire, Leconte de Lisle, Rostand, et pleins d'autres. Je lis mon père aussi…

Olivier Merle enfant, 1958

1958

Jeune adulte

La vie d'étudiant : je me lâche. Trop sans doute, beaucoup de conneries, d'agitation et de vibrations bonnes et mauvaises. Passons... En même temps, quand j'ai les idées nettes, je découvre Kafka, Kundera, Nabokov, Musil, Herman Hesse, Stephen Zweig, Pennac, Moravia, Buzzati, et plein d'autres.

J'écris beaucoup de petits textes, de très courtes histoires, des OLNI (Objet Littéraire Non Identifiés), de la poésie même… Juste pour le plaisir d'écrire. J'ai tout balancé, mais il en reste sûrement dans de vieux cartons au grenier. Et même, je vais jusqu'à écrire un premier roman, inachevé. Conservé un certain temps, puis jeté à la poubelle (heureusement…)

Tout cela jusqu'à un doctorat en sciences de la Terre obtenu en 1982. La recherche me passionne. J'en fais mon métier en passant le concours du CNRS et en devenant chercheur au laboratoire Géosciences Rennes.

Je m'assagis…

La famille et le boulot

1988, année charnière, je rencontre Anne Tchechovitch, la mère de mes futurs enfants. Et, hop, naissance de notre premier enfant à Rennes : Anouchka, en 89. Puis, je suis détaché deux ans à l'université d'Arizona à Tucson, USA en 90/91, d'où (hop et hop) la naissance de notre deuxième enfant, Tatiana, à Tucson, Arizona. Retour à Rennes et (hop, hop, hop...) naissance de notre troisième enfant, Théodor, à Douarnenez lors de vacances chez sa grand-mère maternelle en 93. Voilà, on en n'aura pas plus.

Et c'est la rupture (pas avec Anne, mais avec la Bretagne). En 95, je quitte le CNRS pour devenir professeur à l'université de Clermont-Ferrand (toujours de la recherche scientifique, mais de l'enseignement en plus). Et j'abandonne l'étude des chaînes de montagnes pour travailler sur les volcans. C'est bien aussi…

Là, aucun rapport avec l'Auvergne, je découvre Simenon. Pas les Maigret, non, mais ce qu'il appelait ses romans durs. Et je suis fasciné par ce romancier que je dévore de A à Z et qui va beaucoup m'influencer par la suite.

Premières publications

Après une longue accalmie, l'écriture me taraude à nouveau et j'écris une version de Tristan et Yseult en suivant la version celtique de René Louis et non la désolante version romantique de Joseph Bédier. Passionnant. Et je publie ma version dans une petite maison d'édition. Puis, heureux de ce petit début, après plus d'une douzaine de refus de diverses maisons d'éditions, je publie mon premier vrai roman en 2003 (L'épée maudite), un conte celtique aux éditions J'ai lu jeunesse.

2004 : Décès de mon père en mars, décès de ma mère en novembre. Me voilà orphelin… Dans les années qui suivent, j'écris plusieurs romans jeunesse et un roman pour adulte, mais je ne publie pas. Je jette le roman adulte et je conserve les romans jeunesse.

Je suis détaché au CNRS (2007/08) et affecté à l'île de la Réunion pour étudier le Piton de la Fournaise. Une année formidable pendant laquelle Anne enseignera une année complète dans un lycée de l'île, notre fille aînée passera son bac, notre seconde son bac de français et le petit dernier son brevet. J'écris un roman. C'est la dernière fois que nous vivrons ensemble sous le même toit tous les cinq. Il y a une fin à tout…

Romancier

De retour à Clermont-Ferrand, publication du roman écrit à La Réunion : L'avers et le revers aux éditions de Fallois en 2009. C'est le début d'une aventure (d'un rêve ?) qui se poursuit encore.

Publication aux éditions de Fallois des romans suivants : Noir Négoce, Identité numérique, Electropolis, Au crépuscule de Neandertal, Le Fils de l'Homme, Urbi et Orbi, La Méduse. Décès de mon éditeur Bernard de Fallois et me voilà à la recherche d'un nouvel éditeur. Les éditions XO m'accueillent avec beaucoup de gentillesse. Une équipe dynamique et sympathique (je m'y sens tout de suite très bien). Et c'est la publication de Libre d'aimer, à ce jour mon seul roman d'amour.

Puis, je me lance dans le polar/thriller avec une trilogie mettant en scène le commandant Hubert Grimm : Dans l'ombre du loup, Le manoir des sacrifiées, Les entrailles du mal. Ensuite ? Encore un thriller : La chambre des ombres. Suivi d'un petit contrepied avec la publication d'un roman noir extravagant et drolatique : Le croquemort (2025)

La vie avance (inexorable) : je suis en retraite en septembre 2024, Anne en octobre 2025, et nous retournons vivre en Bretagne. Adieu l'Auvergne et ses magnifiques paysages. C'est dur de quitter une région que nous avons tant aimée. La montagne est morte, vive la mer !

Octobre 2026 – À paraître L'île des femmes, un roman d'aventures, historique et féministe.

Olivier Merle © Bruno Levy 2021

© Bruno Levy 2021