Mes éditeurs
Après un bref détour par la maison d'édition Publibook (Tristan et Yseult), puis chez J'ai Lu jeunesse (L'épée maudite), j'ai publié 8 romans aux éditions de Fallois, dont l'un, Noir Négoce, a été réédité en 2019 dans une version abrégée enrichie de compléments pédagogiques aux éditions Hatier pour être étudié au collège. Après le décès de son fondateur Bernard de Fallois — que je remercie du fond du cœur de m'avoir mis le pied à l'étrier — cette maison d'édition a fermé définitivement. Du jour au lendemain, je me suis retrouvé sans éditeur, mais aussi avec 8 romans devenus inaccessibles pour les lecteurs, hormis la version abrégée de Noir Négoce aux éditions Hatier. Au début, je ne m'en suis guère préoccupé, soucieux avant tout de retrouver une autre maison d'édition.
À mon grand étonnement (et à ma plus grande joie), ce fut chose facile, XO Éditions acceptant le roman que je leur avais envoyé (Libre d’aimer). Je n’avais même pas eu le temps d’envoyer ce manuscrit à d’autres éditeurs…
Je ne remercierai jamais assez les éditions XO de m’avoir fait confiance, Bernard Fixot en tête (le fondateur qui a depuis passé la main) et Édith Leblond qui dirige désormais XO avec son frère Renaud, sans oublier Catherine de Larouzière, Secrétaire générale qui a pris sa retraite récemment. J’ai découvert une équipe plus jeune, plus moderne et plus dynamique que celle de mon ancienne maison d’édition. C’est mieux, indiscutablement.
Restait cependant le cas de ces 8 romans, disparus avec les éditions de Fallois et dont j’avais par ce fait récupéré les droits. J’ai tergiversé quelques années, ayant conscience qu’il serait quasi-impossible de les republier ailleurs. Je ne l’ai donc pas tenté, mais je trouvais très dommage que ces romans ne puissent plus être lus par personne. J’ai alors décidé de pactiser avec le diable.
Je recommande à tous les lecteurs et à toutes les lectrices d’acheter les livres dans des librairies indépendantes. Nous avons en France un réseau formidable de librairies, hélas fragilisées par des monstres comme Amazon, site sur lequel je recommande à l’inverse de ne pas acheter de livre.
En revanche, Amazon permet aux auteurs de publier sur sa plate-forme de vente en ligne, moyennant un contrat plutôt avantageux pour les écrivains. Il suffit d’avoir quelques facilités en informatique pour reformater le livre, qui peut ensuite être imprimé à l’unité pour ceux qui désirent l’ouvrage en version papier, ou envoyé en Kindle pour ceux qui préfèrent le numérique.
Voilà pourquoi ceux qui souhaiteraient se procurer les romans de ma période de Fallois ne peuvent le faire que sur Amazon. J’en suis désolé, vraiment, mais au moins on peut encore les lire. C’est un moindre mal.

