
La Méduse
La reconstitution haletante du plus célèbre naufrage de tous les temps.
Première publication · 2017
Présentation par l'éditeur
Le 17 juin 1816, quatre navires quittent l'île d'Aix pour se rendre en Afrique. Le but de la mission est de récupérer les établissements français du Sénégal, pris par les Anglais pendant les guerres napoléoniennes mais rendus à la France par les traités de Paris de 1814 et de 1815.
L'expédition est commandée par le capitaine Hugues Duroy de Chaumareys qui se trouve à bord du meilleur navire : la frégate La Méduse. Si les trois autres bateaux parviendront sans encombre à Saint-Louis du Sénégal, La Méduse fera naufrage.
Olivier Merle, dont l'un des ancêtres — l'ingénieur des Mines Charles Brédif — se trouvait à bord de La Méduse, déroule avec une précision d'horloger l'enchaînement des événements qui ont conduit à la catastrophe. Il dévoile l'incompétence du capitaine, les conflits au sein des officiers de l'État-major, les oppositions et les rancunes entre bonapartistes et royalistes, l'influence néfaste de certains civils.
La tragédie sera immortalisée par le tableau Le Radeau de la Méduse peint par Géricault dès 1818. Pourtant, ce magnifique tableau ne permet pas de prendre la véritable mesure du drame. Car le radeau construit par l'équipage est proprement gigantesque : il mesure vingt mètres de long et sept de large. Cent cinquante personnes s'y entasseront et vivront un long et incroyable calvaire dont peu réchapperont.
Basé sur les récits des rescapés et les recherches des historiens, ce roman est une brillante et haletante reconstitution du plus célèbre naufrage de tous les temps.
Mon petit commentaire
C'est certainement le fait d'avoir un ancêtre à bord de la frégate La Méduse qui m'a incité à écrire ce roman. D’autant plus que cet ancêtre, Charles Brédif, ingénieur des mines embarqué dans le petit pôle de savants chargés d’explorer le Sénégal, a raconté cette terrible expérience dans son journal, au jour le jour, avec une précision scientifique. Son journal a été publié par La revue de Paris en 1909 et republié récemment par les éditions Payot (2017).
Ce roman est certainement le plus précis de mes romans historiques. Mon travail doit beaucoup aux témoignages des rescapés et aux chercheurs qui se sont emparés du sujet. J'ai à cet égard une dette particulière envers Michel Hanniet, dont la remarquable étude est de très loin la plus exhaustive et la plus complète.
La presse en parle
“Olivier Merle procède à une reconstitution clinique. Le fait de romancer rend ce récit encore plus cruel s'il en était besoin. Dialogues, décors, actions, sens du détail, Merle possède cet art de tenir le lecteur par la main.”— Mohammed Aïssaoui — Le Figaro Littéraire
“Se basant sur les mémoires de rescapés, Olivier Merle signe avec La Méduse un roman où la fiction sert remarquablement l'histoire. Adossé à une solide documentation, un remarquable objet littéraire.”— Serge Hartmann — Les dernières nouvelles d'Alsace
Les différentes éditions

Éditions de Fallois · 2017
Épuisé
Ohème · 2023
Texte intégral
