
L'Avers et le revers
Miroul, le fidèle serviteur, lève le voile sur la jeunesse de Pierre de Siorac.
Première publication · 2009
Présentation par l'éditeur
À travers ses mémoires (Fortune de France) sous le règne d'Henri III puis d'Henri IV, Pierre de Siorac, noble provincial huguenot, a connu une ascension qu'il doit à son intelligence des hommes, son intrépidité et sa clairvoyance. Il a côtoyé les plus grands du royaume, vivant au plus près les douloureux événements de l'Histoire de France, comme la Saint Barthélemy ou l'assassinat d'Henri III, et montrant le regard d'un noble épris de justice, luttant pour la paix religieuse, sans concession pour les ennemis de celle-ci, si nombreux en ces temps incertains et cruels.
Dans son ombre, Miroul, le fidèle serviteur, l'a suivi partout, témoin attentif des grandes et des petites actions, compagnon de tous les jours, confident des doutes et des espoirs. Fils de paysan, larron un temps à la suite du massacre de sa famille, Miroul lève ici le voile sur la prime jeunesse de Pierre de Siorac, les années décisives où le caractère s'ébauche et se forge, au château de Mespech dans le Périgord noir, sous la tutelle du père, le flamboyant baron Jean de Siorac.
Dans cet univers encore féodal où s'agitent maîtres et domestiques, nobles et manants, et malgré l'admiration et la tendresse qu'il voue à son jeune maître, Miroul porte haut une parole qui est le plus souvent inaudible, celle des petites gens.
Mon petit commentaire
Plutôt qu'un commentaire, voici la préface, qui se suffit à elle-même :
C'est en 1976 que mon père écrivit le premier tome de sa saga historique dont le titre, Fortune de France, donna son nom à toute la série. Près de trente ans d'un labeur acharné, que seule la mort interrompit en 2004, pour produire treize volumes sur une période historique si longue qu'il fallut en changer de héros, délaisser Pierre de Siorac pour son fils, Pierre-Emmanuel, afin de poursuivre le temps sans relâche , et ce jusqu’au début du règne de Louis XIV, alors que le début de la série évoque les campagnes de François Ier effectuées par le père de Pierre, le baron Jean de Mespech.
Être le fils de l'auteur ne me donne aucun droit particulier à animer de nouveau les personnages de cette série. Je n’en ai pas non plus, pour cette simple raison, un interdit supplémentaire. Du reste, la série est close, irréparablement, et nous ne connaîtrons jamais la suite des aventures de Pierre-Emmanuel, ni les traverses qu’il aurait « encontrées » à la cour du Roi-Soleil.
Non, le livre que voici est tout autre chose. Le projet de ressusciter les personnages du premier volume de la série, de leur redonner souffle et passion, joies et larmes, n'est pas un sacrilège mais, tout au rebours, un hommage qui leur est rendu.
Dans cette entreprise, délicate on en conviendra, j'eus l'impression que mon père lui-même m'ouvrait la porte et m'encourageait à aller de l'avant. L'écriture, ici, fut aussi une nostalgie du passé et un improbable dialogue avec mon père disparu. Il me plaît de penser à présent qu'il serait heureux de ce livre, se sachant lui-même devenu impuissant à poursuivre.
Pour que la magie de cette renaissance puisse opérer, il fallait utiliser la même langue composite qui donna sa saveur à la série, mêlant à notre langue moderne des archaïsmes du XVIe siècle. Je m'y suis plié sans hésitation, convaincu que le projet l'exigeait, et le plaisir que j'y pris fut ma principale récompense.
Que le lecteur y retrouve le même bonheur qu’à la lecture de Fortune de France serait à coup sûr une autre récompense, et non des moindres.
La presse en parle
“Entre scènes de bataille et d'amour, Olivier Merle déploie un vrai plaisir de conter : on le sent joyeux d'enchaîner les épisodes sur un rythme haletant.”— Dominique Bona — Version Femina
“On a plaisir à suivre les pensées de ce valet qui, ayant appris à lire, cite un ouvrage de La Boétie sur la servitude, frein de la liberté. Ses mémoires captivantes laissent espérer une suite.”— Fabienne Faurie — La Montagne
“Mieux qu'un ultime hommage au grand romancier de littérature populaire que fut son père, Olivier Merle se révèle à son tour habile conteur. Il s'amuse à inventer une langue, à ressusciter des trésors d'expressions désuètes. Pour notre plus grand plaisir.”— Le Figaro magazine
Les différentes éditions

Éditions de Fallois · 2009
Épuisé
Le Livre de Poche · 2010
Épuisé
Éditions Europa · 2016
Version en hongrois

Ohème · 2023
Texte intégral
